Canadian Medical Hall of Fame

“... il a sensibilisé le public au problème du VIH, ici au Canada et partout dans le monde”

© Steve Tracy and CMHF
2016 Intronisé

Dr Mark Wainberg

Né: 
21 avril 1945, Montréal (Québec)
Études: 
PhD, Université Columbia (1972)
En 1981, les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention) faisaient état, dans un rapport hebdomadaire sur la mortalité et la morbidité, de plusieurs cas d’une infection pulmonaire rare chez cinq jeunes hommes gais de Los Angeles, jusque-là en santé. Ce document est maintenant reconnu comme étant le premier rapport officiel de l’épidémie de sida. Trente-cinq ans plus tard, cette maladie, qui était alors déconcertante et presque invariablement mortelle, est devenue traitable, offre une chance de survie et est de mieux en mieux contrôlée, presque partout dans le monde. Le docteur Mark Wainberg est l’un de ceux qui ont apporté une contribution marquante à cette réalisation humaine extraordinaire.

Le Dr Wainberg personnifie à la fois l’excellence scientifique et la conscience sociale, dans une perspective mondiale. Il est reconnu pour ses recherches et ses collaborations qui ont contribué à sauver des millions de vies dans le monde entier. Actuellement directeur du Centre sur le sida de l’Université McGill à l’Hôpital général juif, il a révolutionné notre compréhension du VIH-sida tant sur le plan médical, qu’épidémiologique et politique. Le Dr Wainberg est reconnu pour sa participation, en 1989, à l’identification initiale essentielle de la lamivudine (3TC), un médicament antiviral qui est maintenant l’un des plus largement utilisés dans le traitement du VIH.

Alors qu’il présidait la Société internationale du sida en 2000, il a obtenu que la XIIIe Conférence internationale sur le sida soit tenue à Durban, en Afrique du Sud, attirant une attention internationale sans précédent sur le manque d’accès aux médicaments contre le VIH dans les pays en voie de développement, un problème qui existe toujours et pose un défi important pour contenir les ravages de cette cruelle maladie. Plus récemment, le Dr Wainberg s’est tourné vers la recherche d’un traitement définitif contre l’infection par le VIH en se basant sur la possibilité que le VIH puisse ne pas devenir résistant à certains nouveaux composés qui bloquent la réplication virale.

La lutte contre le sida se poursuit à travers le monde. La capacité de la médecine moderne à comprendre des crises de cette envergure et à y répondre, tant sur le plan scientifique que politique, est essentielle à la pérennité de notre civilisation mondiale en développement. Le Dr Wainberg, en collaboration avec ses collègues nationaux et internationaux, a devancé de façon significative le jour ou le sida pourra finalement être éradiqué. C’est avec cet espoir, partagé dans le monde entier, qu’il poursuit ses travaux profondément importants.