Canadian Medical Hall of Fame

Investiture

Coparrainé par    

     

Réception : 18 heures    Début du programme : 19 heures
Soirée élégante (cravate noire facultative)

 Centre des congrès de Québec

 Hébergement: Hilton Québec (cliquer pour réserver en ligne)

Réservations  Occasions de commandite  Merci à nos nombreux commanditaires

Voici nos lauréats de 2017...

Figure de proue dans la lutte contre les maladies infectieuses et les superbactéries résistantes aux antibiotiques, Michel G. Bergeron est le fondateur du Centre de recherche en infectiologie (CRI) de l’Université Laval, qui est maintenant l’un des plus grands centres de recherche sur les maladies infectieuses en Amérique du Nord. En 1985, le Dr Bergeron a entrepris des recherches visant à trouver des méthodes moléculaires rapides (à base d’ADN) pour accélérer le diagnostic des maladies infectieuses. Ces méthodes, qui ont réduit le temps de diagnostic en le faisant passer de plus de 48 heures à moins d’une heure, permettent aux médecins d’identifier les microbes et leurs gènes de résistance aux antibiotiques et de traiter rapidement les maladies infectieuses. En travaillant avec une équipe transdisciplinaire, le professeur Bergeron a mis au point des technologies permettant de détecter et d’identifier les bactéries dangereuses dans les établissements de santé, contribuant ainsi à les contenir ou à en prévenir la dissémination et à réduire la résistance aux antibiotiques. Le Dr Bergeron est détenteur de plus de 30 brevets; lui et son équipe élaborent actuellement des dispositifs de diagnostic portatifs pour utilisation au chevet du patient, qui permettront de fournir une surveillance médicale conviviale aux gens du monde entier. La mise au point d’un gel vaginal protecteur, ou Condom InvisibleMC, contre le VIH et autres maladies transmises sexuellement, la prévention de la méningite néonatale, l’élaboration de techniques uniques d’analyse moléculaires de l’eau potable et sa participation à des conseils d’administration et comités nationaux et internationaux, figurent parmi ses contributions.

Michel Chrétien, en bâtissant sa carrière sur le thème de sa propre théorie des prohormones, a comblé le fossé entre la recherche fondamentale et clinique et produit des bénéfices immédiats pour les patients. Formé en endocrinologie et en chimie des protéines, le Dr Chrétien a obtenu son diplôme de médecine en 1960. Il a publié la théorie des prohormones en 1967, découvert la β-endorphine humaine en 1976 et les pro protéines convertases (PCs/PCSK1-9), en 1990. Les PC interviennent dans de nombreuses maladies, notamment le diabète, l’obésité, le cancer, l’athérosclérose, les dyslipidémies et l’Alzheimer, et dans diverses infections virales et bactériennes. Le Dr Chrétien a aussi découvert une mutation bénéfique de la PCSK9 chez des familles canadiennes-françaises qui les protège de maladies cardiovasculaires. Ceci correspond à la maxime « de la clinique au laboratoire et de retour à la clinique ». Auteur de 602 publications, le Dr Chrétien est, dans les années 1980, le 7e scientifique le plus cité au monde. Il a été successivement le directeur scientifique de deux instituts canadiens (l’Institut de recherches cliniques de Montréal et l’Institut Loeb de recherche en santé, à Ottawa), a énormément contribué à leur croissance et à l’amélioration de leur rendement scientifique. Le Dr Chrétien défend bec et ongles la liberté académique et il est un promoteur acharné du financement de la recherche par les gouvernements. Grâce à une approche habile, diplomatique et persistante pour promouvoir la science, il est au nombre des acteurs qui ont transformé le paysage de la recherche canadienne pour les prochaines décennies.

Au cours de sa carrière de plus d’un demi-siècle, Richard B. Goldbloom a été professeur et chef du Département de pédiatrie de l’Université Dalhousie, médecin-chef et directeur de la recherche à l’Hôpital pour enfants Izaak Walton Killam de Halifax et chancelier de l’Université Dalhousie. Érudit, chercheur et administrateur de renom, au Canada et à l’étranger, le Dr Goldbloom a consacré sa vie à l’amélioration de la vie des enfants. Il est admiré pour son aptitude inégalée à communiquer avec les patients et leur famille et il est reconnu sur la scène internationale comme pionnier de la participation des familles aux soins des enfants hospitalisés et fondateur de la première unité de soins par les parents au Canada. Il est l’auteur de centaines d’articles et de sept livres, dont Pediatric Clinical Skills, traité populaire auprès des étudiants de premier cycle et en formation postdoctorale. Le Dr Goldbloom a reçu de nombreuses distinctions, notamment quatre diplômes honorifiques et le Prix F.N.G.-Starr. En 2003, le Dr Goldbloom a reçu le Prix national d’alphabétisation de Postes Canada pour son travail de promotion de l’alphabétisation des enfants et en 2006, le Pavillon de recherche et de soins cliniques du Centre de soins de santé IWK a été nommé en son honneur.

Né dans une famille pauvre d’immigrants irlandais près de Montréal en 1898, Emmett Hall a étudié le droit en Saskatchewan et a été juge en chef de la province (division des appels) avant d’être nommé à la Cour suprême en 1962. En 1961, à la demande du gouvernement Diefenbaker, le juge Hall a dirigé la Commission royale d’enquête sur les services de santé, interviewant des centaines de témoins au cours d’audiences publiques, attirant l’attention sur les difficultés vécues par de simples citoyens vivant avec une maladie ou une blessure. En 1965, lorsque Lester Pearson lui a demandé si l’expérience de l’assurance maladie financée par le gouvernement faite par Tommy Douglas en Saskatchewan pourrait fonctionner à l’échelle nationale, le juge Hall a répondu : « Très certainement ». Le juge Hall, décédé à l’âge de 95 ans, est demeuré actif et influent dans de nombreux dossiers importants, portant notamment sur les droits des peuples autochtones et des personnes handicapées. Il a été décrit comme un « membre radical de l’establishment », un homme qui comprenait le pouvoir et les complexités de la politique mais qui, à maintes reprises, a pris le parti du simple citoyen et compris les besoins des pauvres. Confronté par des adversaires qui croyaient qu’un programme élargi d’assurance maladie serait trop coûteux, le juge Hall a répondu : « La seule chose qui coûte plus cher que de bons soins de santé, c’est l’absence de soins de santé. »

Michael R. Hayden, lauréat d’une bourse de recherche Killam pour son travail en génétique médicale à l’Université de la Colombie-Britannique et titulaire d’une chaire de recherche du Canada en génétique humaine et médecine moléculaire, a fait remarquablement progresser notre connaissance des fondements génétiques et des mécanismes de la maladie de Huntington, et ses travaux représentent l’un des plus grands espoirs de découverte d’un traitement de cette maladie. Le Dr Hayden est l’auteur le plus cité dans le monde sur la maladie de Huntington; il est l’auteur de plus de 840 publications et articles revus par les pairs et sollicités. Ses recherches sur les mécanismes de la maladie de Huntington ont produit des tests prédictifs fiables et ouvert de nouvelles possibilités de prévention et de traitement. Les travaux du Dr Hayden sur le décodage de données génomiques et cellulaires vastes et complexes font avancer les travaux d’identification des maladies incurables et contribuent à en dévoiler les secrets; ses travaux en génétique ont été à l’origine de nouvelles approches pour s’attaquer aux problèmes coûteux et dangereux attribuables aux effets indésirables des médicaments. Le Réseau canadien de pharmacogénomique pour l'innocuité des médicaments, cofondé par le Dr Hayden, vise le développement de biomarqueurs génétiques pour la sécurité des médicaments. Le Dr Hayden est actuellement président de Global R&D et directeur scientifique principal chez TEVA Pharmaceuticals, dont le siège social est situé en Israël.

F. Estelle R. Simons, médecin et chercheure, est renommée à l’échelle internationale pour ses recherches sur la prise en charge pharmacologique des maladies allergiques, y compris l’anaphylaxie et l’asthme. Son dévouement envers l’érudition, la recherche novatrice et l’éducation a contribué à transformer la prise en charge de la maladie allergique pour la faire passer d’une approche empirique à une approche scientifique, à alléger les souffrances et à atténuer l’impact de l’épidémie mondiale d’allergies. La Dre Simons a dirigé une équipe interdisciplinaire qui a mené des recherches déterminantes visant à établir les fondements scientifiques de l’utilisation de nouveaux médicaments qui sont, depuis, devenus des traitements sécuritaires et efficaces des maladies allergiques, partout dans le monde. En collaboration avec des collègues en immunologie, elle a cherché de nouvelles façons d’aborder la modulation immunitaire. Elle a dirigé ou codirigé la rédaction de huit manuels et un grand nombre de ses 570 publications revues par des pairs sont fréquemment citées. Pendant près de quatre décennies, la Dre Simons a joué un rôle déterminant dans le développement de la spécialité de l’allergie et de l’immunologie clinique au niveau national et international, par le leadership qu’elle a exercé dans son domaine. Elle a ainsi présidé la Société canadienne d’allergie et d’immunologie cliniques et l’American Academy of Allergy Asthma and Immunology. Pendant un mandat de quinze ans à l’Organisation mondiale contre les allergies, elle a dirigé les initiatives mondiales sur l’anaphylaxie et a amené le Congrès mondial de l’allergie à Vancouver.

  Voyez l’album-photo de notre Investiture 2016 sur Flickr

Proposez dès aujourd’hui la candidature de votre héros de la médecine !